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Projet CLAW ART, MORIS OTREMAN s'engage !

Dernière mise à jour : 24 janv. 2022


Dans le prolongement naturel de notre soutien au développement d'un tourisme plus durable, plus solidaire et éthique à l'Ile Maurice, nous sommes heureux d'apporter notre soutien à toute l'équipe CLAW ART, les musiciens qui sortent leurs griffes !


CLAW ART vise principalement à inventorier, fabriquer, pratiquer et propager la pratique d’instruments de musique traditionnels qu’on ne trouve plus, ou presque plus suite à la mondialisation et la modernisation de la musique.

« Latelie Claw Art » sera à terme :


Un atelier, où les instruments seront fabriqués et/ou réparés ;

Un musée de la musique traditionnelle ;

Une école, à l’attention de ceux qui veulent apprendre à jouer les instruments.


A Maurice comme ailleurs dans le monde, des groupes de praticiens et autres porteurs de traditions doivent mettre au point un système de transmission fiable des connaissances et savoir-faire jusqu’ici majoritairement transmis oralement.


Le Séga étant la musique nationale, il est malheureux de constater qu’en 2021, il n’existe qu’une poignée de personnes qui fabriquent encore la ravanne en peau de chèvre et la maravanne en tiges de fleurs de canne à sucre séchées.

Par contre, la ravanne synthétique (en plastique) se trouve pratiquement partout dans l’île, et la maravanne en tôle gagne du terrain.

A part les trois instruments principaux du « Sega tipik » mauricien, il existe d’autres instruments joués auparavant que Claw Art s’efforce de faire découvrir.



No Job Is More Important Than Educating Our People!!!

Le désintérêt des jeunes étudiants et la pauvreté ne devraient jamais être attribués à la non-intelligence.


Celui qui échoue dans ses études peut être brillant dans ces formes d’art, même s’il est considéré comme indigène. Montrer de l’intérêt et être exposé à différentes cultures et traditions musicales contribuent efficacement au bien-être de toute une société multiculturelle.

Si aujourd’hui le « Sega tipik » incarne le mauricianisme, il n’a pas toujours été un emblème de sociabilité populaire. En effet, cet héritage afro-malgache a fait l’objet d’interdits par la communauté blanche, sous l’impulsion de l’Eglise que ce soit à Maurice, à Rodrigues mais aussi à la Réunion. On pouvait ainsi lire dans les manuels de catéchisme, des recommandations faites aux administrateurs : « Ne pas trop permettre les Segas. Les réglementer plutôt, en ne permettant de les danser que très rarement, et pas jusqu’à des heures indues … et toujours sous la surveillance d’un commandeur ».

Paradoxalement, le Sega était joué en honneur des retours de chasse de la société bourgeoise durant la première moitié du XXème siècle.

Source : extrait du catalogue d’exposition «Tschiéga ségas, musiques te danses de l’Océan Indien», Production PRMA – Pôle Régional des Musiques Actuelles de La Réunion


On parle de domestication du Sega telle qu’il l’était auparavant. Il est devenu l’attraction offerte à la clientèle des hôtels. Plus synthétique, plus « tape-à-l’œil », une évolution musicale qui a mis en péril la structure traditionnelle du Sega et par la même occasion, l’éradication de certains instruments utilisés autrefois.


Musical education has the potential to heal the wounds of any society, but this cannot occur as long as both the “patients” and the institutions refuse to cooperate. Identifying and reducing barriers preventing young people to succeed artistically is a must.



Culturellement parlant, fini les jours du « tout est permis », et la désinformation doit être réduite. La musique étant un “melting pot”, les artistes sont influencés par tout ce qu’ils voient et entendent sur terre. Les instruments perdus doivent être de nouveau accessibles, et d’autres ne demandent qu’à être découverts.

EN CONCLUSION:


A l’Île Maurice, nous n’avons pas encore une culture de la qualité. Il est donc nécessaire d’éduquer le public afin de le rendre plus exigeant. La valeur d’un spectacle, d’un projet ou d’une création est encore trop souvent laissée de côté au profit du prix et c’est toute cette situation qui nous conduit à un nivellement par le bas. C’est vers cette prise de conscience que l’éducation doit se diriger, c’est elle la clef.


Notre île est faste. A nous de montrer qu’elle ne l’est pas que de cocotiers et d’eau turquoise.


Notre Sega, inscrit en 2014 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité fera toujours partie de l’île. Aujourd’hui, il est appelé à se réinventer, à s’adapter à un monde qui va très vite, mais qui reconnaît et apprécie la valeur culturelle et ses origines.


Le projet « Latelie Claw Art » sera l’unique atelier de lutherie locale proposant des formations, mais aussi retraçant le plus fidèlement possible, l’historique d’une multitude d’instruments traditionnelles. Un lieu de rencontre, de partage et de pratique indispensable en hommage aux ancêtres Malgaches et Africains.

Adresse de « Latelie Claw Art» : 31 Marina Lane, Allée Tamarin, Richelieu.

Afin de garantir la viabilité de ce projet auprès de cette génération et de celles à venir, toute aide, surtout financière, sera la bienvenue pour :

  1. L’aménagement de l’espace disponible à l’entrée pour l’atelier de fabrication d’instruments

  2. La restauration de l’ancien studio en salle de classe de musique et musée

  3. Une révision des installations sanitaires

BUDGET PRÉVISIONNEL:

L’atelier – 1.000 Euros (en tôle)


Classe/ Musée – 1.000 Euros (insonorisation et réaménagements)

Installations Sanitaires – 500 Euros


TOTAL A FINANCER : 2.500 Euros


Contactez-nous pour toute question et contribution ! Merci

INITIATEURS DU PROJET « LATELIE CLAW ART » :



De gauche à droite : Kurwin, Finlay, Salem et Eric / Moris Otreman.


Schallum EMILIEN, 34 ans.

Facteur d’instruments traditionnels, multi-instrumentiste

(Spécialité – les instruments à cordes afro-malgaches)

Déjà actif à travers Heka Instruments depuis 14 ans,

Fabriquant d’instruments autres que la ravanne et la maravanne.

Finlay DAVID, 39 ans,

Percussionniste

(Spécialité – le djembé)

Fondateur du groupe Kwame,

Pratiquant la percussion mandingue depuis 1999.


Kurwin CASTEL, 47 ans,

Facteur d’instruments traditionnels, percussionniste (Spécialité – les instruments de musique traditionnels locaux). Membre du groupe Sagaï avec Menwar, mais aussi d’autres formations, comme Lespri Ravann et Mizik Dan Lapo. Médaillé d’Or avec les frères Joseph aux 8èmes Jeux de la Francophonie 2017.









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