Une journée de découverte du Sega Tipik, musique mauricienne originelle !

 

Au programme avec le grand ségatier José Legris, digne héritier d'une tradition familiale :

 

  • Bref historique du "sega tipik" à Maurice et présentation des instruments : ravanne, maravanne, triangle.

 

Héritage des ancêtres venus d’Afrique, le séga laisse aujourd’hui, un brin nostalgique lorsqu’on évoque les richesses perdues en cours de route. Évolution oblige, les ravannes, maravannes, triangles ont laissé la place aux instruments venus d’Europe. Alors que certains parlent aujourd’hui de “séga variété” ou de “séga fantaisie” pour évoquer une musique sans âme, d’autres veulent effectuer un retour aux sources.

 

Aucune référence historique ne permet de situer la période exacte de la naissance du séga. Toutefois, on sait qu’elle remonte aussi loin que la période de l’esclavage. Les historiens parlent de ces chants d’esclaves, le soir, après le travail pour se remémorer leur pays lointain. Des soirées autour du feu, des premiers airs véhiculés, il n’en reste pas beaucoup de souvenirs.

 

Les méthodes de fabrication à la main de la ravanne ont beaucoup évolué. Selon la tradition, on découpe un morceau de bois dans un « pye lakol » (expression créole désignant l’arbre de colle à gomme), que l’on cloue pendant qu’il est encore vert. Après une période de séchage suffisamment longue, le bois courbe. En attendant, la peau de tambour, habituellement une peau de chèvre (cabri), aura été préparée. Une fois nettoyée, la peau est trempée dans une solution à base de citron vert, grattée puis mise à sécher. Après ce processus, la peau est tendue sur un cercle en bois qui formera la base de l'instrument.

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Dans le temps, la peau était fixée en place avec de la colle à base d’amidon et de grains de tamarin écrasés, mais la technique moderne consiste à étirer la peau de l’animal grâce à des cordes. Puis, avant de créer sa musique, la ravanne est réchauffée sur un feu de camp de manière à tendre la membrane, ce qui permet d’optimiser l’acoustique.

 

 

 

 

 

La maravanne quant à elle est une sorte de boîte rectangulaire creuse pleine de graines qui produisent un son semblable à celui d’un hochet. Traditionnellement, elle est réalisée à partir de matériaux que les esclaves pouvaient facilement trouver dans la nature : les cadres sont en bois, les panneaux en tiges de fleurs de canne à sucre séchées. Le tout est souvent maintenu par des lanières de cuir.

Pour produire le son typique de la maravanne, on introduit à l'intérieur de ses deux compartiments des graines ou du sable. Le son produit peut évoquer celui d’une houle qui s'écrase sur une plage de sable fin.

 

  • Comment sont fabriqués les instruments ?

  • Initiation à la pratique musicale, au chant

  • Initiation à la danse.

Et toujours l'esprit "Moris Otreman", découverte, rencontre et partage avec la population mauricienne !

 

Départ de votre lieu d'hébergement à 9 heures.

Retour vers 17 heures à votre lieu d'hébergement. Prenez contact ici !

 

Tarif de la journée par personne (de 2 à 6 personnes, repas compris) : Rs 3.000.

Merci d'adapter votre tenue à l'activité : chaussures adéquates, crème solaire, crème anti-moustiques, chapeau, lunettes de soleil, maillot de bain au cas où. 

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